GHK-Cu : effets sur la peau, les cheveux et la cicatrisation

Publié le 7 août 2026

Dans la communauté des peptides, le GHK-Cu a la réputation de produire un effet que les soins anti-âge promettent sans cesse, mais obtiennent rarement : modifier visiblement la qualité de la peau. Les utilisateurs décrivent une peau plus lisse et plus rebondie, des ridules atténuées, une cicatrisation plus rapide, des ongles plus résistants et, étonnamment souvent, des cheveux plus denses ou plus foncés. Il n’est donc guère surprenant que la communauté du looksmaxxing s’y intéresse également.

D’emblée, il faut toutefois distinguer deux modes d’utilisation. En cosmétique, le GHK-Cu s’applique sur la peau sous forme de sérum ou de crème, dont on attend principalement un effet local. Dans la communauté des peptides, il est aussi utilisé en injections sous-cutanées dans le but d’agir sur la peau, les cheveux, les ongles et la régénération dans l’ensemble du corps. Or, l’utilisation injectable est beaucoup moins étudiée et comporte des risques différents. Les expériences avec les sérums et les injections ne peuvent donc pas être mises dans le même panier.

Le phénomène ne se résume pas à une seule publication virale. Dans des discussions publiées entre 2021 et 2026, des utilisateurs de plusieurs communautés distinctes ont mentionné à plusieurs reprises une peau plus lisse et plus lumineuse, avec un effet « glow ». Certains ont remarqué des changements en deux à quatre semaines, d’autres seulement après deux ou trois mois. Et quelques-uns n’ont rien observé du tout.123

C’est précisément ce mélange de témoignages très positifs, d’absence de résultats et de quelques effets indésirables étranges qui rend le GHK-Cu si intéressant. Il ne s’agit pas simplement d’un peptide choisi au hasard et porté par un marketing efficace. C’est un complexe formé d’un peptide humain et de cuivre, qui entretient un lien biologiquement plausible avec le remodelage des tissus.

Ce que les utilisateurs attendent du GHK-Cu

Le GHK-Cu est le plus souvent utilisé pour améliorer la peau. Les utilisateurs évoquent un aspect plus hydraté, un teint plus uniforme, une surface plus lisse, des pores moins visibles et une peau plus rebondie autour des yeux. Il ne s’agit pas toujours d’une transformation spectaculaire facile à saisir en photo. Certains décrivent surtout une peau plus ferme et plus lisse au toucher.12

Les cheveux constituent l’autre grand domaine d’intérêt. Les utilisateurs rapportent une chute moins importante, l’apparition de nouveaux cheveux fins autour de la ligne frontale, une croissance plus rapide et parfois des cheveux ou des poils plus foncés et plus épais sur d’autres parties du corps. Ces témoignages semblent prometteurs, mais il est difficile d’y isoler l’effet du GHK-Cu : les utilisateurs emploient souvent en parallèle du minoxidil, du finastéride, du microneedling, de l’AHK-Cu ou plusieurs peptides à la fois.45

DomaineCe que décrivent les utilisateursComment cela pourrait fonctionnerDonnées directes chez l’humain
Peausurface plus lisse, teint lumineux, aspect plus rebondi et ridules atténuéesfibroblastes, collagène, élastine et renouvellement de la matrice extracellulairelimitées ; quelques travaux de petite taille ou difficiles à interpréter
Cicatrisationapaisement plus rapide de la peau, des cicatrices et des zones traitéesmodulation de l’inflammation, de la formation de vaisseaux et du remodelage tissulaireprincipalement des données animales et de laboratoire
Cheveuxchute réduite, nouveaux cheveux fins et cheveux plus denses ou plus foncésamélioration possible de l’environnement du follicule pileux et soutien de la phase de croissanceétudes sur des produits combinés ; l’effet du GHK-Cu seul n’est pas isolé
Effets dans tout le corpsamélioration simultanée de la peau, des cheveux et des onglesmodulation possible de plusieurs processus liés à la réparation tissulaireaucune validation clinique directe de l’utilisation injectable à visée anti-âge

La faiblesse des données humaines ne signifie pas, à elle seule, que le GHK-Cu ne fonctionne pas. Nous ne disposons simplement pas encore d’études de qualité suffisante pour confirmer les expériences des utilisateurs. Cela vaut tout particulièrement pour l’utilisation injectable.

Le 5 août 2026, j’ai recherché dans PubMed les études consacrées au GHK-Cu. J’ai trouvé 141 résultats, mais un seul était répertorié comme essai contrôlé randomisé. Parmi les autres résultats figuraient, par exemple, des travaux sur la chimie du GHK-Cu, des expériences sur des cellules ou des animaux et des analyses de la composition de produits. Les recherches portant directement sur ses effets chez l’humain restent donc très limitées.6

Qu’est-ce que le GHK-Cu ?

GHK est l’abréviation de glycyl-L-histidyl-L-lysine, un petit peptide composé de seulement trois acides aminés : la glycine, l’histidine et la lysine. Le GHK-Cu se forme lorsque ce peptide se lie à un ion cuivre Cu²⁺. Le cuivre n’est donc ni une impureté ni un artifice marketing. Il fait partie intégrante du complexe et en modifie le comportement chimique.7

Le GHK peut former un complexe stable avec le cuivre et, dans le plasma sanguin, il peut également interagir avec l’albumine, la principale protéine de transport du sang. Une étude chimique plus récente a montré que le GHK-Cu forme avec l’albumine des complexes ternaires susceptibles de contribuer au transport du cuivre biodisponible.8

Ces termes sont pourtant souvent confondus. GHK désigne le tripeptide seul, GHK-Cu son complexe avec le cuivre, tandis que peptide de cuivre est une appellation plus large, également employée pour d’autres molécules. Une étude sur le GHK ne démontre donc pas automatiquement le même effet pour le GHK-Cu, et inversement.

Est-il présent dans le corps et diminue-t-il vraiment avec l’âge ?

Le GHK est une molécule endogène. Il est naturellement présent dans le plasma, la salive et l’urine humains et peut également être libéré lors de la dégradation de protéines plus grandes à la suite d’une lésion tissulaire. Cela concorde bien avec l’hypothèse selon laquelle il agirait comme l’un des signaux contribuant à déclencher la réparation, puis le remodelage des tissus.

Il est souvent affirmé en ligne que la concentration de GHK passe d’environ 200 ng/ml à l’âge de vingt ans à 80 ng/ml à soixante ans. Ces chiffres sont repris dans plusieurs articles de synthèse, mais je n’ai pas pu retrouver l’étude originale qui les aurait réellement mesurés dans différents groupes d’âge. Je n’ai pas non plus trouvé de grande étude plus récente qui aurait précisément cartographié cette diminution.9

Les données anciennes suggèrent donc que le GHK diminue avec l’âge. Elles ne suffisent toutefois pas à parler de carence. Nous ne connaissons pas la concentration sanguine optimale et ignorons si son augmentation artificielle redonnerait aux tissus vieillissants un comportement plus jeune. Cette diminution supposée avec l’âge est néanmoins l’une des raisons pour lesquelles certaines personnes s’injectent du GHK-Cu à partir d’un certain âge : elles cherchent ainsi à rapprocher leur concentration de peptide des valeurs associées à un organisme plus jeune.

Pourquoi le GHK-Cu pourrait favoriser la régénération

La peau n’est pas une couche statique. La matrice extracellulaire endommagée — le réseau de collagène, d’élastine et d’autres molécules situé entre les cellules — y est continuellement dégradée et remplacée. Avec l’âge et sous l’effet des rayons UV, cet équilibre se modifie : les dommages s’accumulent et la réparation ralentit.

Le GHK-Cu est intéressant parce que, d’après les travaux de laboratoire, il ne stimule pas uniquement la production de collagène. Il agit aussi sur les fibroblastes, la production de certains glycosaminoglycanes — des substances qui font partie de la matrice extracellulaire et contribuent à y retenir l’eau — ainsi que sur les enzymes qui dégradent l’ancienne matrice. Dans une culture de fibroblastes humains, il a augmenté la production de collagène ; un travail plus récent mené sur un modèle ex vivo de peau humaine a montré une augmentation du collagène de type IV lorsque le GHK-Cu était associé à l’acide hyaluronique.1011

Le cuivre intervient lui aussi. Certaines enzymes qui participent à la formation du tissu conjonctif et protègent les cellules contre les dommages causés par les radicaux libres en ont besoin. Le cuivre libre peut toutefois être réactif et devenir nocif à des concentrations élevées. Le GHK lie le cuivre, ce qui modifie son comportement chimique par rapport à une simple solution de chlorure de cuivre.

Tout cela offre une explication assez convaincante au fait que certains utilisateurs puissent observer une peau plus résistante, plus souple et visiblement mieux hydratée. Mais le mécanisme ne permet pas, à lui seul, de savoir jusqu’où un sérum donné pénètre ni quels seront les effets d’une exposition prolongée dans l’organisme après injection.

GHK-Cu pour la peau et contre le vieillissement

Les témoignages de la communauté du biohacking concernent le plus souvent des changements dans l’apparence et la qualité de la peau. Les utilisateurs mentionnent principalement trois types d’évolution :

  • un teint assez rapidement plus lumineux et une peau plus apaisée et plus lisse ;
  • un aspect progressivement plus rebondi, des ridules moins marquées et une surface plus lisse ;
  • une peau plus ferme, des ongles qui poussent plus vite et des changements parfois remarqués par l’entourage avant l’utilisateur lui-même.13

Le délai d’apparition n’est pas uniforme. Certains rapportent les premiers changements après deux semaines, d’autres au bout de quatre à huit semaines environ, et d’autres encore seulement après deux ou trois mois. On trouve également des témoignages ne faisant état d’aucun résultat visible, même après plusieurs mois.212

Les données humaines publiées sont bien moins impressionnantes que les photos avant-après diffusées en ligne. Dans une petite étude randomisée menée après un traitement au laser CO₂, 13 personnes ont terminé le suivi. Les produits contenant du GHK-Cu n’ont ni accéléré la disparition des rougeurs évaluée objectivement, ni amélioré les rides ou l’apparence générale par rapport au protocole témoin. Les personnes utilisant du GHK-Cu se sont toutefois déclarées subjectivement plus satisfaites de leur peau.13

Les résultats cosmétiques positifs souvent cités — par exemple une étude sur une crème menée auprès de 71 femmes ou une autre sur une crème contour des yeux menée auprès de 41 femmes — sont décrits dans des articles de synthèse, mais les sources originales sont principalement des résumés de congrès ou des travaux pilotes difficiles d’accès. Ils apportent malgré tout des informations utiles et suggèrent les effets que le GHK-Cu pourrait avoir. Ils restent toutefois loin d’une étude randomisée de qualité, publiée dans son intégralité.9

Il en résulte un contraste intéressant : la biologie et les témoignages des utilisateurs semblent très prometteurs, alors que presque aucun programme clinique rigoureux sur le GHK-Cu seul n’a vu le jour. Pour une substance cosmétique utilisée depuis des décennies, cela ressemble davantage à une occasion de recherche manquée qu’à la preuve de l’inefficacité de l’ingrédient.

GHK-Cu et cicatrisation des plaies

L’association du GHK-Cu à la cicatrisation n’est pas fortuite. Dans des modèles expérimentaux, il agit sur les fibroblastes, la formation des vaisseaux sanguins, la réponse inflammatoire et le dépôt d’une nouvelle matrice extracellulaire. Chez la souris, par exemple, le GHK-Cu sous forme de liposomes a accéléré la cicatrisation de brûlures et favorisé la prolifération cellulaire et la formation de nouveaux vaisseaux.14

La communauté rapporte un apaisement plus rapide de la peau après une exposition au soleil, une amélioration de l’apparence de cicatrices anciennes ou une meilleure cicatrisation après une intervention chirurgicale. Certains des témoignages les plus saisissants associent cependant des injections de GHK-Cu, une application cutanée de GHK-Cu, du microneedling ou d’autres peptides. Ils indiquent donc une piste intéressante, mais ne décrivent pas l’effet d’une seule intervention.315

Les membres de la communauté utilisent le GHK-Cu de différentes façons : sous forme de sérum ou de crème, en injections sous-cutanées et, souvent, en combinaison avec d’autres produits. Chacun de ces modes d’utilisation peut avoir un effet différent ; les expériences individuelles sont donc difficiles à comparer et ne permettent pas encore de tirer des conclusions scientifiques fiables.

Le GHK-Cu fonctionne-t-il pour les cheveux ?

L’effet sur les cheveux pourrait finalement être l’un des plus intéressants, mais c’est aussi l’un des plus difficiles à distinguer de celui d’autres produits. Dans plusieurs discussions, des utilisateurs rapportent trouver moins de cheveux dans la douche et sur l’oreiller, voir apparaître de nouveaux cheveux fins ou des cheveux plus foncés, ou constater une pousse plus rapide de leur pilosité. D’autres utilisateurs n’ont cependant observé absolument aucun changement de leurs cheveux ou de leur peau après des injections de GHK-Cu.412

Le principal problème tient aux produits employés en parallèle. Les personnes qui constatent une amélioration marquée utilisent souvent en même temps du minoxidil, du finastéride, du dutastéride ou de la biotine, ont recours au microneedling ou ont déjà subi une greffe de cheveux. Cela n’exclut pas un effet du GHK-Cu, mais une photo ne permet pas de déterminer quelle part du changement lui est réellement attribuable.

Nous disposons également d’une petite étude menée auprès de 45 hommes atteints d’alopécie héréditaire. Elle portait toutefois sur une association d’acide 5-aminolévulinique et de GHK, et non sur le GHK-Cu seul. Après six mois, le nombre de cheveux avait augmenté, mais aucune différence significative de longueur ou d’épaisseur n’a été observée entre les groupes.16 Une autre étude a suivi 1 000 personnes qui avaient reçu dans le cuir chevelu un mélange de plusieurs facteurs de croissance et d’autres composants. Elle ne comportait toutefois aucun groupe témoin et ne permet pas d’isoler l’effet du GHK-Cu de celui des autres substances.17

Le GHK-Cu fonctionne-t-il donc pour les cheveux ? Si je devais avancer une conclusion, je dirais que c’est tout à fait possible. Plusieurs personnes indépendantes décrivent des résultats similaires, le mécanisme est biologiquement plausible et deux études sur des produits combinés donnent une raison supplémentaire de prendre cette piste au sérieux. Le problème est que les utilisateurs associent presque toujours le GHK-Cu au minoxidil, au finastéride, au microneedling ou à un mélange d’autres substances. Tant que le GHK-Cu n’aura pas été testé seul dans une étude de qualité, il sera impossible de dire quelle part de ces résultats est réellement due au GHK-Cu lui-même.

Application cutanée ou injections ?

L’application cutanée et les injections ne constituent pas le même usage sous une autre forme.

Le GHK-Cu sous forme de sérum ou de crème s’applique directement sur la peau, y compris le cuir chevelu. Son point faible est le franchissement de la barrière cutanée : le GHK-Cu est une molécule hydrophile qui ne traverse pas automatiquement une barrière cutanée intacte en grande quantité. Une étude de laboratoire menée sur de la peau humaine isolée a montré qu’après application de GHK-Cu, le cuivre était retenu dans différentes couches de la peau et qu’une partie la traversait. L’étude mesurait toutefois le cuivre et non le GHK-Cu intact ; nous ignorons donc sous quelle forme il a franchi la barrière cutanée.18

Le GHK-Cu injectable est utilisé dans la communauté dans le but d’agir sur la peau, les cheveux, les ongles et la régénération dans l’ensemble du corps. Bon nombre des témoignages les plus marquants concernent précisément cet usage injectable. Les informations pratiques sur les doses, la durée d’utilisation, les résultats et les effets indésirables proviennent encore principalement des utilisateurs eux-mêmes. Nous ne disposons pas encore d’études humaines de qualité qui valideraient ces expériences et décriraient comment le GHK-Cu est absorbé et éliminé dans l’organisme.

L’utilisation injectable est précisément celle qui attire le plus les biohackers. Si le GHK-Cu agissait réellement sur différents tissus dans l’ensemble du corps après injection, il pourrait avoir un effet simultané sur la peau, les cheveux, les ongles et la régénération. C’est une promesse nettement plus intéressante que l’action d’un sérum cosmétique limitée à sa zone d’application.

Risques et effets indésirables rapportés

Dans la communauté, le GHK-Cu est souvent considéré comme presque automatiquement sûr parce que le GHK est naturellement présent dans le corps. La réalité n’est pas si simple. Sa présence naturelle dans l’organisme ne signifie pas qu’un sérum appliqué sur la peau équivaut à une injection sous-cutanée.

Un sérum peut provoquer des rougeurs, une sécheresse, des sensations de brûlure ou une éruption cutanée. Une étude cellulaire a toutefois donné des résultats favorables au GHK-Cu : contrairement au chlorure et à l’acétate de cuivre, il n’a pas endommagé les cellules ni augmenté de manière significative les marqueurs d’irritation aux concentrations testées.19 C’est assurément un point positif. Cela ne signifie pas pour autant que tous les sérums conviennent à tout le monde.

Avec les injections, les utilisateurs décrivent le plus souvent des picotements, des rougeurs, des démangeaisons, des nodules ou une réaction prolongée au point d’injection. Ils mentionnent plus rarement des troubles digestifs, une aggravation temporaire de l’état de la peau ou une chute de cheveux accrue. À l’inverse, d’autres ont utilisé du GHK-Cu pendant plusieurs mois sans observer aucune modification de leurs analyses sanguines.520

Ces témoignages ne permettent pas de calculer la fréquence de chaque problème. Il est néanmoins clair que le GHK-Cu injectable n’est pas sans poser de difficultés chez certaines personnes. Pour tout produit injectable, il importe en outre de savoir ce qu’il contient réellement, à quelle concentration, et s’il est pur et stérile.

FAQ : mythes autour du GHK-Cu et du cuivre

Le cuivre contenu dans le GHK-Cu est-il toxique ?

Non. Si l’injection contient réellement du GHK-Cu en quantité raisonnable, le cuivre qui y est lié n’est pas toxique.

Le GHK-Cu peut-il provoquer un excès de cuivre dans le corps ?

Pour une application cutanée courante, nous n’avons rien trouvé qui indiquerait une surcharge de cuivre dans l’organisme. En revanche, nous n’avons pas la même certitude pour une utilisation injectable prolongée à fortes doses. Détail important : la masse du GHK-Cu n’est pas celle du cuivre pur. Le peptide constitue la majeure partie du complexe.

Que sont les « copper uglies » ?

Dans la communauté, cette expression désigne une peau temporairement plus sèche, ridée ou irritée, des boutons et parfois une chute de cheveux accrue après le début de l’utilisation du GHK-Cu. Ces témoignages existent bel et bien. En revanche, l’explication populaire selon laquelle « l’ancien collagène est d’abord dégradé, puis un nouveau est reconstruit » n’est pas confirmée.20

Une explication beaucoup plus banale pourrait être une irritation, une peau desséchée, une modification de l’ensemble de la routine de soins ou un autre produit utilisé en parallèle. Une aggravation ne prouve donc pas, à elle seule, que le GHK-Cu commence à agir.

Le GHK est-il la même chose que le GHK-Cu ?

Non. Le GHK est le peptide seul. Le GHK-Cu se forme lorsqu’il lie du cuivre. Leurs effets peuvent se recouper, mais il ne s’agit pas exactement de la même substance. Une étude sur le GHK ne prouve donc pas automatiquement que le GHK-Cu aura le même effet, et inversement.

Peut-on associer le GHK-Cu à la vitamine C, aux rétinoïdes et aux acides ?

Il n’est pas établi que les effets du GHK-Cu et de ces substances s’annulent systématiquement. Le cuivre peut toutefois réagir chimiquement avec la vitamine C, et superposer plusieurs substances actives peut irriter inutilement la peau. Tout dépend en grande partie de la composition et du pH du produit concerné. Pour plus de prudence, il peut être judicieux de les séparer et de les utiliser à des moments différents. Nous ne disposons cependant pas de données solides justifiant une interdiction absolue de cette association.

La couleur bleue indique-t-elle que le produit contient du GHK-Cu de qualité ?

La couleur bleue est caractéristique du GHK-Cu et de nombreux autres composés de cuivre(II) ; elle peut donc suggérer la présence d’une certaine forme de cuivre. Mais elle ne permet pas, à elle seule, de savoir si le produit contient réellement du GHK-Cu à la bonne concentration, s’il est pur ou si une solution injectable est stérile. En bref, une couleur bleue ne remplace pas une analyse de laboratoire.

Une dose plus élevée de GHK-Cu est-elle automatiquement plus efficace ?

Non. Nous ne disposons d’aucune étude chez l’humain comparant différentes doses et montrant que l’effet augmente automatiquement avec la quantité utilisée. Des expressions telles que « dose d’entretien plus faible » et « dose de cicatrisation plus élevée » décrivent la manière dont la communauté utilise le GHK-Cu. Elles ne correspondent pas à des seuils confirmés par la recherche.

Faut-il s’injecter du GHK-Cu pour qu’il fonctionne ?

Non. C’est précisément l’application cosmétique sur la peau qui bénéficie du plus long historique d’utilisation, ainsi que d’études directes chez l’humain. Les injections font pénétrer le GHK-Cu dans le corps par une autre voie et sont principalement utilisées pour les effets attendus dans l’ensemble de l’organisme.

Si le GHK diminue avec l’âge, cela signifie-t-il qu’il faut en prendre en supplément ?

Le raisonnement est logique, et c’est précisément pourquoi certaines personnes cherchent à ramener leur concentration de GHK vers des valeurs associées à la jeunesse. Mais cette diminution ne permet pas de savoir si elle contribue au vieillissement, si elle en est une conséquence ou si elle ne fait que l’accompagner. Pour le GHK, nous ne disposons en outre d’aucun seuil de carence ni d’aucune concentration cible à rétablir.

Ce qu’il faut retenir

Le GHK-Cu semble vraiment très prometteur. Pour la peau, les expériences des utilisateurs concordent assez bien avec ce que suggèrent les études de laboratoire. Les cheveux et la cicatrisation paraissent également intéressants, mais il est bien plus difficile dans ces domaines de distinguer l’effet du GHK-Cu de celui de tout le reste.

Les injections constituent la principale inconnue. Les recherches ont surtout porté sur des cellules, des animaux et quelques études de produits cosmétiques. Pendant ce temps, les biohackers suivent leurs propres protocoles d’injection, avec leurs doses et leurs associations. Leurs expériences ont de la valeur, mais elles ne nous disent pas précisément chez qui le GHK-Cu fonctionnera, quelle dose donnera les meilleurs résultats ni quels seront les effets de plusieurs années d’utilisation.

Ma version courte ? Pour la peau, le GHK-Cu semble prometteur ; pour les cheveux, il est tout à fait possible qu’il fonctionne ; et l’utilisation injectable est précisément ce qui attire le plus les biohackers. Pourtant, c’est aussi dans ce domaine que les expériences de la communauté ont encore plusieurs longueurs d’avance sur les études scientifiques.

Sources

  1. Témoignages de la communauté sur l’apparence et la texture de la peau : mise à jour d’une expérience avec du GHK-Cu injectable, discussion sur les résultats après plusieurs semaines et expérience après six semaines d’application cutanée et d’injections. Il s’agit de témoignages rapportés par les utilisateurs eux-mêmes, et non d’une comparaison contrôlée. 2 3

  2. Discussions de la communauté sur la variabilité du délai d’apparition et l’absence de résultats : How long to see results GHK-CU et GHK-Cu takes longer to be effective than most people think. 2 3

  3. Autres témoignages concernant des changements de la peau et de son élasticité : GHK-Cu après une perte de poids importante et témoignage photographique sur la peau, la mâchoire et le cou. 2 3

  4. Témoignages de la communauté concernant les cheveux : GHK-CU did more for my hair than minoxidil., GHK-Cu before and after et Almost 3 months of GHK-Cu, my balding spot is slowly filling in. Finally.. Dans tous les cas, les interventions concomitantes et l’évolution naturelle peuvent influer sur le résultat. 2

  5. Témoignages divergents, notamment sur la pousse ou la chute des cheveux : expérience avec les peptides GHK-Cu et AHK-Cu et discussion sur la chute des cheveux. 2

  6. PubMed. Requête large GHK-Cu OR copper tripeptide OR glycyl-L-histidyl-L-lysine dans le titre ou le résumé ; nombres de résultats et types de publications vérifiés le 5 août 2026. Résultats de recherche dans PubMed.

  7. Lau SJ, Sarkar B. The interaction of copper(II) and glycyl-L-histidyl-L-lysine, a growth-modulating tripeptide from plasma. Biochem J. 1981;199(3):649–656. DOI: 10.1042/bj1990649.

  8. Bossak-Ahmad K, Bal W, Frączyk T, Drew SC. Ternary Cu2+ Complexes of Human Serum Albumin and Glycyl-l-histidyl-l-lysine. Inorg Chem. 2021;60(22):16927–16931. DOI: 10.1021/acs.inorgchem.1c03084.

  9. Pickart L, Margolina A. Regenerative and Protective Actions of the GHK-Cu Peptide in the Light of the New Gene Data. Int J Mol Sci. 2018;19(7):1987. DOI: 10.3390/ijms19071987. Dou Y, Lee A, Zhu L, Morton J, Ladiges W. The potential of GHK as an anti-aging peptide. Aging Pathobiol Ther. 2020;2(1):58–61. DOI: 10.31491/apt.2020.03.014. Les deux synthèses mentionnent une diminution de 200 à 80 ng/ml, mais l’examen de leurs sources n’a pas permis de retrouver l’étude originale qui aurait mesuré ces chiffres dans différents groupes d’âge. La première synthèse résume également des études cosmétiques positives provenant principalement de communications de congrès et de travaux pilotes. 2

  10. Maquart FX, Pickart L, Laurent M, Gillery P, Monboisse JC, Borel JP. Stimulation of collagen synthesis in fibroblast cultures by the tripeptide-copper complex glycyl-L-histidyl-L-lysine-Cu2+. FEBS Lett. 1988;238(2):343–346. DOI: 10.1016/0014-5793(88)80509-X.

  11. Jiang F, Wu Y, Liu Z, Hong M, Huang Y. Synergy of GHK-Cu and hyaluronic acid on collagen IV upregulation via fibroblast and ex-vivo skin tests. J Cosmet Dermatol. 2023;22(9):2598–2604. DOI: 10.1111/jocd.15763.

  12. Des témoignages ne rapportant aucun résultat après injection figurent, par exemple, dans la discussion GHK-Cu peptide injections—what is your experience? et dans le fil GHK-Cu takes longer to be effective than most people think. 2

  13. Miller TR, Wagner JD, Baack BR, Eisbach KJ. Effects of topical copper tripeptide complex on CO2 laser-resurfaced skin. Arch Facial Plast Surg. 2006;8(4):252–259. DOI: 10.1001/archfaci.8.4.252.

  14. Wang X, Liu B, Xu Q, et al. GHK-Cu-liposomes accelerate scald wound healing in mice by promoting cell proliferation and angiogenesis. Wound Repair Regen. 2017;25(2):270–278. DOI: 10.1111/wrr.12520.

  15. Des changements concernant une cicatrice et l’apaisement de la peau après une exposition au soleil, rapportés par les utilisateurs eux-mêmes, figurent dans la discussion GHK-Cu takes longer to be effective than most people think. Il ne s’agit pas d’une évaluation clinique de la cicatrisation.

  16. Lee WJ, Sim HB, Jang YH, et al. Efficacy of a Complex of 5-Aminolevulinic Acid and Glycyl-Histidyl-Lysine Peptide on Hair Growth. Ann Dermatol. 2016;28(4):438–443. DOI: 10.5021/ad.2016.28.4.438.

  17. Kapoor R, Shome D. Intradermal injections of a hair growth factor formulation for enhancement of human hair regrowth—safety and efficacy evaluation in a first-in-man pilot clinical study. J Cosmet Laser Ther. 2018;20(6):369–379. DOI: 10.1080/14764172.2018.1439965.

  18. Hostynek JJ, Dreher F, Maibach HI. Human skin penetration of a copper tripeptide in vitro as a function of skin layer. Inflamm Res. 2011;60(1):79–86. DOI: 10.1007/s00011-010-0238-9.

  19. Li H, Toh PZ, Tan JY, et al. Selected Biomarkers Revealed Potential Skin Toxicity Caused by Certain Copper Compounds. Sci Rep. 2016;6:37664. DOI: 10.1038/srep37664.

  20. Témoignages communautaires qualifiés de « copper uglies » et autres manifestations indésirables : Copper Ugglies, GHK review et GHK-Cu takes longer to be effective than most people think. 2

O

Auteur

Ondřej

Fondateur de Morpheus Peptides, passionné de musculation et de biohacking. Il ne se contente pas d’étudier les nouveautés en théorie — il les teste d’abord sur lui-même. Il traduit la recherche en informations pratiques pour les sportifs et les personnes soucieuses de leur santé.

GHK-Cu : effets sur la peau, les cheveux et la cicatrisation